Le jour où j’ai osé….pratiquer le jeûne intermittent

février 2nd, 2019

Ça y vous l’attendiez depuis longtemps (ou pas…), alors je vous fais enfin un retour sur le jeûne intermittent que je fais depuis 2 mois. J’ai été prise pas mal par mon entreprise – Trail The World pour ceux et celles qui me suivent depuis un moment. Avant de vous parler de pourquoi je le fais, je vais revenir aux bases et vous expliquer ce que c’est !

C’est quoi ?

Aujourd’hui, il n’y a pas de définition officielle pour caractériser le jeûne intermittent, mais on pourrait l’expliquer de la manière suivante : le fait d’alterner des périodes où l’on ne s’alimente pas pendant une période de temps donnée avec des périodes d’alimentations régulières.
L’université de médecine de Montréal en a identifié 3 différents types :

Jeûne alternatif : plusieurs auteurs le décrivent comme un jeûne qui consiste à alterner entre les jours d’alimentation sans restriction (ad libitum) et les jours de jeûne, qui dure entre 24 et 36 heures, d’une à plusieurs fois par semaine.
=> Par exemple : sur 7 jours on ne mange pas 2 jours : le lundi et le mercredi

Jeûne modifié : jeûne qui consiste à de ne pas manger pendant plusieurs heures, par exemple depuis la veille et jusqu’au repas du soir. Ce jeûne de 12 à 24 heures permet de manger tous les jours, mais avec une restriction calorique d’environ 25 % par rapport à une journée normale. Il est souvent identifié comme le jeûne 5 : 2 (5 jours de consommation normale entrecoupés de 2 jours de jeûne intermittent).
=> Par exemple : sur 7 jours on ne mange pas le lundi soir jusqu’au mardi matin.

Jeûne avec alimentation limitée dans le temps : tous les aliments d’une journée sont ingérés à l’intérieur d’un temps limité, souvent entre 4 et 8 heures. Cette méthode consiste à omettre un ou deux repas de la journée, par exemple les repas du matin et du milieu de la journée, et ce à tous les jours.
=> Par exemple : sur 7 jours on ne mange pas que mardi matin et mardi midi. On ne remange que le soir.

Quel type de jeûne intermittent j’ai choisi ? Et pourquoi le pratiquer ?

J’ai choisi le jeûne intermittent modifié. Depuis novembre, j’ai décidé de pratiquer des périodes de jeune de 14 à 16h. Cela fait quelques années que j’entends parler de jeune intermittent et de ces bienfaits. J’ai toujours voulu tester afin de voir l’impact que cela aurait sur moi : une des premières raisons qui m’ont poussé à pratiquer le jeûne.
Je voulais apprendre à gérer ma peur de manquer pendant une course. J’ai eu une mauvaise expérience pendant mon voyage de deux ans autour du monde, sur un problème d’alimentation qui m’ont contrainte à ne pas finir une course. Alors, depuis j’ai une sorte de « traumatisme », j’ai peur de manquer et de tomber dans les pommes si je ne me suis pas assez alimentée. En apprenant à mon esprit à gérer cela, j’apprendrais à mon corps à gérer cela en période d’effort.
Enfin, en apprenant à faire fonctionner mon corps sur les réserves en entraînement, j’apprendrais à mon corps à tenir plus longtemps sans forcement être alimentée pendant la course que je vais courir en juin : les 90 km du Mont Blanc.

Mon ressenti après 2 mois d’expérience

Alors, maintenant que je t’ai expliqué ce que c’était, je vais essayer de t’expliquer comment j’ai vécu cela :

Jeûne le soir

Comme j’avais une grosse appréhension de ne pas manger pendant plus de 4h de temps, j’ai commencé par un jeûne qui pour moi était plus simple : jeûner le soir. C’était plus confortable pour moi : je prenais un gouter à 16/17h et après je ne mangeais pas jusqu’au lendemain. Le fait de dormir, je penserai moins à manger.

En fait, le jeûne n’a pas été trop facile à gérer, le fait de ne plus manger m’a fait y penser plus que d’habitude, et c’est comme si j’avais un gros creux dans le ventre et comme si je ne pouvais me concentrer sur autre chose. J’ai testé ce jeûne le soir pendant 5 semaines. Au fur à mesure que les semaines sont passées, j’ai appris à moins être sur les nerfs quand je ne mangeais pas.

Une chose très importante quand on jeûne, c’est de ne pas se jeter sur la nourriture dès que c’est l’heure de la fin du jeûne. Je vous donne une astuce : prenez le temps de préparer le repas que vous allez manger afin de mieux mentaliser ce que vous allez manger. Prenez aussi le temps de mâcher chaque bouchée en repensant au jeûne que vous avez fait les dernières heures. C’est un très bon exercice même s’il n’est pas évident. Au fur à mesure des semaines, cette technique a fonctionné de mieux en mieux pour moi. Mais le corps et l’esprit s’habituent beaucoup à ce qu’on leur fait vivre, alors il a fallu changer. J’ai donc commencé à jeûner le matin.

Jeûne le matin

Là, j’ai dû passer une étape supplémentaire au niveau psychologique, le petit-déjeuner étant pour moi le repas le plus important et surtout mon préféré. J’adore prendre le temps le matin de manger avant que la journée ne soit lancée et que tout aille à 100km/h. Mais je me suis adaptée même si j’avais l’impression d’être affamée. Au final, j’ai dû apprendre à gérer cela avec mon esprit plus qu’avec mon corps. Donc au fur et à mesure des semaines, je m’y suis faite et j’ai vu que j’arrivais à résonner ma ruer sur le repas du midi après le jeune.

Jeûne avec une activité sportive

Jeûner au bout d’un mois et demi a été bénéfique pour moi et, je voyais que je ne devenais plus un monstre dès que je n’avais pas mangé dans mon assiette dans les 4 heures. Il fallait que je vois si j’arrive à faire une activité sportive avant ou après le jeune et voir si j’étais capable d’être en capacité de tous mes moyens. Il a fallu d’abord que je me conditionne mentalement, ne pas manger avant une activité sportive ou après. Une fois bien encrer dans mon esprit, j’ai enfilé mes baskets et je suis allée courir sans penser à la faim ou au manque. J’ai mis un pied devant l’autre et j’ai avancé. Je précise, je n’ai fait que des efforts physiques inférieur à 1h.

Bilan : pas de malaise, juste une victoire contre mes perceptions et mes mauvaises expériences passées.

Aujourd’hui, je continue à pratiquer le jeune intermittent que ce soit le matin ou le soir avec une activité sportive ou non, je me laisse plus de liberté vu que mon esprit a intégré toutes les phases, aujourd’hui je n’ai plus peur de jeûner et je vais continuer afin de préparer au mieux mon corps pour le challenge de l’année : 90 km du Mont Blanc.

Et vous, tenté.e.s par le jeûne ?

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1 Comment

  • Elodie

    Fév th, 2019 6:24 Reply

    C’est une excellente chose de tester de nouvelles façon de s’alimenter. J’ai vécu une expérience avec des résultats similaires aux tiens : pas de bouleversement en général sur mon corps ou mes sensations mais une meilleure capacité à gérer cette peur du manque de nourriture. J’ai testé pendant 1 mois et puis je suis revenue à une façon plus classique de manger. Par contre j’ai testé le jeûne de 24h ou plus quand je ressens le besoin de faire une pause de nourriture et je dois dire que j’ai une préférence pour celui-ci. L’essentiel étant de trouver ce qui nous correspond individuellement !

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